PREFACE: Elimination de la Violence faites aux femmes et aux filles : Une nécessité

Le 25 novembre est la Journée Internationale de l’Elimination de la Violence faite aux Femmes. Le thème de ce troisième numéro de Sexualité en Afrique Magasin est "la violence faites aux femmes et aux filles en Afrique." Par ce numéro de Sexualité en Afrique Magasin, le ARSRC souhaite se joindre à la communauté internationale et au nombre croissant d’organisations africaines de la société civile dans la lutte contre la violence et en particulier, la violence basée sur le genre.

Des millions de femmes et de filles africaines sont victimes ou survivantes de la violence. La violence sexuelle est, pourrait-on dire, une des formes les plus répandues de violence envers les femmes et les filles. Les statistiques sur la fréquence et la sévérité des problèmes sont certainement insuffisantes et cachent artificiellement l’échelle réelle du problème. L’urbanisation croissante tend aussi à augmenter l’occurrence de violence sexuelle via la multiplicité des discours et des morales sur la sexualité. Il apparaît qu’une réaction à l’insécurité et à la frustration est le contrôle de la sexualité des femmes.

Bien que la violence fasse partie de la violence basée sur les genres, nous ne devons pas nier l’existence de la violence sexuelle intra-genre. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe existent. Les relations sexuelles entre personnes de même sexe peuvent aussi connaître la violence sexuelle. A moins que ce fait ne soit reconnu et que des mesures ne soient prises pour favoriser une sexualité responsable, respectueuses et saine, nous manquerons sans aucun doute à nos engagements envers de nombreuses filles et de nombreux garçons.

Il est temps d’agir. Bien que le rôle des Etats et des autorités soient prépondérant, il est important que les institutions et organisations publiques et privées se joignent aussi à la lutte en, pour le moins, concevant et mettant en oeuvre des politiques et des principes pour répondre aux abus et à la violence sexuels lorsqu’ils se produisent sur les lieux de travail, dans les écoles et autres contextes.

Sincèrement,
Richmond Tiemoko, titulaire d’un doctorat
Director

 CHRONIQUE : La violence sexuelle faite aux femmes en Afrique du Sud

Les recherches sur la violence faite aux femmes en Afrique du Sud ont proliféré ces cinq dernières années et toutes ces études soulignent que les actes de violence sont des violations des droits de l’Homme ; Avec le facteur sous-jacent d’inégalité entre l’homme et la femme. L’impact profond de la violence sur la vie personnelle, sexuelle, sociale et reproductive des femmes réduit leur autonomie et détruit leur sentiment de sécurité personnelle et leur qualité de vie.  Lire l’article. Par Naeemah Abrahams

ZOOM SUR UN THEME : Les questions cruciales : Violence basée sur le genre en Afrique  

Les Nations-Unies définissent la violence basée sur le genre faite aux femmes comme "tout acte de violence sur une femme par un homme qui entraîne un dommage ou une souffrance physique, sexuelle ou psychologique dont la menace d’accomplir de tels actes, coercition ou privation arbitraire de liberté, qu’ils se produisent en public ou en privé." La violence basée sur le genre est un crime contre les femmes et contre l’humanité et des mesures à son encontre sont stipulées dans de nombreuses conventions de Nations Unies sur les droits de l’Homme et par la plate-forme d’actions de Pékin et d’Afrique 1994/1995, la Déclaration de Maputo sur la Violence faite aux femmes en juillet 2004 ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Lire l’article.
Par Mary Okumu

NOTES DE RECHERCHE : Déconstruire les déterminants et les modèles de maltraitance des épouses dans l’Etat de Lagos, Nigeria

Dans le monde, l’une des formes les plus courantes d’abus contre les femmes est la violence physique de leur mari ou autres partenaires masculins intimes. Bien que les femmes puissent aussi être violentes, les hommes commettent la grande majorité des abus de partenaire envers leur partenaire femme. On le nomme de plusieurs façons : maltraitance, bastonnade, abus intime, parmi d’autres. La maltraitance est considérée comme un abus basé sur le genre et est un sous-ensemble de la violence domestique. Lire l’article. Par F. A. Badru

Autres formes de violence faites aux femmes : Cas observés à Madagascar

Presque 1 foyer sur 5 à Madagascar est dirigé par une femme. Pour la majorité, ces femmes chefs de famille sont séparées ou divorcées, et les autres sont veuves ou mères célibataires. Le nombre vraisemblablement élevé d’adolescentes mères qui vivent encore chez leurs parents n’est pas pris en compte dans les statistiques nationales sur les femmes chefs de famille. Lire l’article. Par Mireille Rabenoro

"Un sur trois"

Un sur trois. Ce nombre fou résume la crise à laquelle les femmes sont confrontées dans le monde. Parmi les jeunes filles dans les classes à travers le monde, apprenant à écrire et à lire, l’une souffrira de violence contre elle juste parce qu’elle est une fille. Sur trois femmes assises dans un marché, vendant leur récolte, l’une sera attaquée, le plus probablement par son partenaire, et blessée si sévèrement qu’elle ne sera peut-être plus capable de subvenir aux besoins de sa famille. Lire l’article.

BOOK REVIEW:
Scared at School: Violence Against Girls in South African Schools

By Human Rights Watch
This publication by Human Rights Watch documents the broad spectrum of issues and challenges that young girls in South Africa's schools have to face. A central contention of the book is that sex discrimination in South African schools, as manifested by inadequate state response to sexual violence and harassment, impedes a girl's access to her internationally recognized human right to education on equal terms with her male classmates. Lire l’article

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